Louveteaux, scoutisme

Détails

Cinéaste : Pierre Garnier
Date : 1951
Lieu : Beauvais (60)
Coloration : Noir et blanc
Son : Muet
Format : 9,5 mm
Durée : 3’52

synopsis

Notre cinéaste, Pierre Garnier, était conseiller municipal à Beauvais, adjoint au maire, conseiller de l’évêque et fondateur des Scouts de France à Beauvais (1927).

Le film débute par des vues du camp des Louveteaux, installé probablement dans la campagne entre Beauvais et Mers-les-Bains. La cheftaine Ferret dirige la visite du camp auprès des familles venues voir les installations réalisées par leurs enfants. Le louvetisme, première branche du scoutisme (enfants de 8 à 11 ans), s’inspire de la famille heureuse autour d’Akéla, de Baloo et de Baghera dans Le Livre de la Jungle de Rudyard Kipling : les enfants effectuent “en meute” un ensemble d’activités visant à leur épanouissement.

La séquence se poursuivrait aux abords de l’église Saint-Lucien de Montmille à Fouquenies, lieu où se déroulaient fréquemment des fêtes scoutes pour promouvoir les activités et valeurs du mouvement, lors du week-end des Rameaux. Cet endroit où saint Lucien, patron du Beauvaisis, subit son martyre, est important pour les Catholiques du pays. Au premier plan, la voiture du cinéaste, une Citröen LS6, autour de laquelle on retrouve la cheftaine Ferret adressant le salut louveteau à la caméra, et Bernadette, cheftaine et fille du cinéaste. Dans la famille, le scoutisme est une vocation de génération en génération.

Enfin, notre cinéaste nous donne accès à un lieu et à un moment confidentiels : le jardin du cloître (15e siècle) situé au nord-ouest de la cathédrale de Beauvais, où se déroule ici une cérémonie de la promesse originelle des scouts de France. L’aspirant, tête nue, récite les principes des scouts de France et la loi scoute. Puis il s’avance et s’agenouille pour recevoir la bénédiction de l’aumônier. L’assistant chef de troupe baisse ensuite l’étendard, au-dessus duquel l’aspirant place sa main gauche en effectuant le salut scout et déclare : “Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux Dieu, l’Eglise et la Patrie ; à aider mon prochain en toutes circonstances ; à observer la loi scoute”. Il est ensuite coiffé du béret sur lequel fut fixée la croix de promesse.

Notre cinéaste aimait faire des projections dans le cadre familial et chez les scouts où ce film fut sûrement montré.