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Collision de poids lourds

Détails

Cinéaste : Anonyme
Date : 1938
Lieu : Poulainville (80)
Coloration : Noir et blanc
Son : Muet
Format : 9,5 mm
Durée : 0’58

synopsis

LA TERRIBLE COLLISION DE VILLERS-BOCAGE

Un accident épouvantable, qui a provoqué la mort de deux Lillois, s’est produit au début de l’après-midi d’hier, sur la route nationale d’Amiens à Lille, entre les communes de Poulainville et de Villers-Bocage, au lieu dit « le Ramponneau ».

Vers 14h un camion d’une brasserie d’Abbeville, conduit par le chauffeur Charles Duboille, 27 ans, demeurant rue des Vergeaux, à Amiens, se trouvait en stationnement devant le café situé sur la route nationale à droite, en direction d’Amiens, lorsque le chauffeur, qui avait remis son moteur en marche, tourna à gauche afin de s’engager dans le chemin de Coisy.

Un formidable choc.

A ce moment, de la direction de Lille, arrivait un camion. Le chauffeur de la brasserie coupant la route, une terrible collision se produisit. Accroché par l’avant, le camion venant de Lille heurta un arbre et se coucha sur la route. Dans la collision, le réservoir d’essence avait été crevé et le liquide se répandit sur le tuyau d’échappement et s’enflamma. Le chauffeur et son aide furent complètement carbonisés. On essaya, en vain, de leur porter secours et les sauveteurs qui étaient arrivés sur les lieux tendirent vainement une perche à l’une des victimes, qui avait une jambe brisée et était immobilisée sur son siège. Comme il était impossible d’approcher en raison de la chaleur dégagée, on ne pu rien faire d’autre, et les malheureux moururent dans d’atroces souffrances.

Quand la fournaise fut apaisée, on retira les os calcinés. Les gendarmes de Villers-Bocage ont ouvert une enquête et ont pu identifier les victimes. Il s’agit de M. Emile Reboul, 59 ans, demeurant 38 rue de Trévise, à Lille, marié et père d’un enfant, et du chauffeur Thibaud René, 32 ans, demeurant également à Lille, rue Van Dyck, marié et père d’un enfant. Le camion appartenait à M. Reboul.

Le parquet d’Amiens a été avisé, cependant que les restes calcinés des deux malheureux ont été déposés à la mairie de Villers-Bocage.

Source : L’égalité de Roubaix-Tourcoing, le 24 mai 1938